SEM et chambre régionale des comptes

jeudi 6 novembre 2014

On sait que le rapport de la chambre régionale des comptes sur la SACOVIV a fait couler beaucoup d’encre de l’opposition municipale, qui en prenait prétexte pour dénoncer la ville.

Mais il serait instructif de leur demander ce qu’ils auraient dit devant le rapport de la même chambre régionale des comptes sur la SERL lyonnaise.

Si dans le cas de la SACOVIV, le rapport critiquait la faiblesse financière, loyers trop bas, masse salariale trop élevée, dans le cas de la SERL, c’est l’inverse. Le rapport se félicite des bon résultats financiers, y compris de produits financiers de trésorerie, avec une baisse des effectifs et la distribution de dividende aux actionnaires... tout un symbole !

Dans les deux cas, la chambre régionale critique la confusion autour des fonctions de président et de directeur (pour la SACOVIV) et du mandat social et d’un contrat de travail dans le cas de la SERL..

Mais ce sont les "recommandations" concernant la gestion des dirigeants de la SERL qui est intéressante, puisque la cour leur demande de
- de mettre un plafond à la part variable des rémunérations de dirigeants, et des critères corrélés aux résultats
- d’améliorer l’information des actionnaires sur la rémunération des dirigeants
- de définir les conditions d’utilisation de cartes bancaires par les dirigeants...
- d’insérer dans les contrats les conditions financières de gestion de la trésorerie pour une collectivité (en lien avec les les excellents produits financiers réalisés dans cette gestion de la trésorerie...)

D’un coté, des critiques d’une SEM qui serait trop pauvre et trop favorable aux locataires et aux agents...

De l’autre, des critiques d’une SEM riche et dont s’interroge sur le train de vie des dirigeants...

Mais bizarrement, ni Mr Girard, ni Mr Ben Khelifa qui étaient si loquaces sur la SACOVIV n’ont jugé utile d’apporter un seul commentaire sur la SERL...