en mémoire des ouvriers de l’usine SOMUA...

jeudi 24 octobre 2013

Un habitant nous signale l’état dégradé de la plaque en souvenir des ouvriers de l’usine SOMUA( Société d’Outillage Mécanique et d’Usinage d’Artillerie), qui deviendra la SNAV (Société Nouvelle des Ateliers de Vénissieux), avant de faire l’objet d’un long conflit contre sa fermeture,le site étant devenu le parc-club du Moulin à Vent.

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Vérification faite, cette plaque n’a pas été installée par la ville,mais certainement par l’entreprise. Par contre, il faudrait retrouver les évènements qui ont conduit à cette plaque, sans doute un bombardement allié en 44 destiné à détruire ce site de fabrication d’engins militaire pour l’Allemagne, comme l’évoque le livre de Michel Lapras "Culottes courtes et bottes de cheval : "c’était comment la guerre ?""

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Mais peut-être aussi pour évoquer une action de résistance, comme celle de Maurice Lubczanski, alias Gérard Moreno, qui participe à un sabotage en 44 dans cette usine SOMUA qui fabriquait des avions pour l’armée allemande

Parallèlement à mes activités de propagande en direction de l’armée d’occupation, je participe à quelques-unes des actions menées par les Groupe de Combat de l’U.J.J. en collaboration et sous la direction du groupe de F.T.P.-M.O.I. qui deviendra par la suite le célèbre Bataillon Carmagnole. Par
exemple, le 22 décembre 1943 attaque contre la Maison Allemande, boulevard Pinel et, en janvier 1944 participation au sabotage de 6 voitures ennemies.

En janvier 1944, devenu membre du triangle de direction de l’U.J.J. de
Lyon, je suis chargé de l’organisation des groupes des secteurs de quartiers
de la Croix-Rousse, Vaise, les Brotteaux et de Villeurbanne en qualité de responsable du recrutement, de l’instruction politique et militaire
(maniement d’armes, etc.) J’assure, pour le compte de la direction lyonnaise
de l’U.J.J. les contacts, les liaisons et la coordination avec les autres mouvements clandestins de la jeunesse. Je participe avec nos groupes
de combat au sabotage effectué le 24 février 1944 à l’usine SOMUA à Vénissieux  ; le 24 février 1944 au déboulonnage de la voie ferrée Lyon-Vie
nne aux environs de Feyzin et au sabotage en
gare de Lausanne le 25 Juin 1944.

ou celui de

Roger RAMBAUD, membre des Jeunesses communistes, qui sabotait les moteurs d’avion et qui fut arrêté devant l’usine. Tous ces
jeunes communistes de 17-18 ans furent fusillés très rapidement, leur grâce
ayant été refusée par Albert LEBRUN.

Appel à la mémoire de nos anciens !