les pauvres et les riches...

jeudi 13 novembre 2014

L’assemblée générale du conseil de quartier Léo Lagrange a longuement discuté sur le marché parallèle, ce marché qu’on disait le marché de la misère, mais qui devient aussi de plus en plus le marché des trafics. Car on y trouve de tout, et beaucoup de recels, de produits "tombés du camion" ou même détournés d’une aide humanitaire... sans compter les produits périmés, sales, détériorés...

Mais il est sûr que si ce marché existe, c’est bien qu’il y a... des clients ! Et c’est terrible de constater que des centaines de personnes, des milliers peut-être, tous les jeudi et samedi viennent chercher sur ces trottoirs des "marchandises" dont ils savent qu’elles ne respectent aucune règle, que certaines sont même dangereuses.

Un habitant disait, un peu fataliste, de toute façon, les riches ont besoin des pauvres, et les pauvres ont besoin des riches...

Et bien je ne crois pas du tout. Certes, les riches ont besoin des pauvres, car ils ont besoin de gens qui travaillent pour pas cher, de la "domesticité" comme on disait dans l’ancien temps pour faire tout ce que les riches ne veulent pas faire, et surtout sans réduire leur richesse.

Par contre les pauvres, n’ont pas du tout besoin des riches, au contraire. Ils n’ont besoin que de solidarité, d’égalité, de fraternité ! Les pauvres ne vivent que de leur travail, ou du travail de leur proche, ils n’exploitent personne, et s’il y en a qui trichent et qui volent d’autres pauvres, c’est en fait en se trahissant eux-mêmes, en se comportant comme des riches !

Les riches ont besoin des pauvres, mais les pauvres peuvent se passer des riches, En s’en passant d’ailleurs, ils se libéreraient eux-mêmes de leur condition de pauvres en décidant eux-mêmes de la répartition des richesses créées par le travail de tous !

Pour ma part, je continue à rêver d’une société débarrassée de toute exploitation de l’homme par l’homme, il n’y aura alors plus de pauvres, car il n’y aura plus de riches ! Et les capacités humaines, scientifiques et culturelles de l’humanité sont telles que cette société, ce "communisme", bien loin du partage de la pauvreté, peut être une société du bien-être pour tous !