Mère courage...

vendredi 12 juin 2015

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach sous le titre "Soyons des malotrus, comme Brecht"... dans son style direct, elle nous interpelle avec force... Si les drames des morts de la méditerranée, des squatts de Paris, de Calais et d’ailleurs créent l’émotion et parfois la révolte, comment pouvons-nous accepter les actes de guerre de notre gouvernement et de l’OTAN ? Qui a détruit la Lybie sinon la France et les USA ? Qui a (presque) détruit la Syrie, sinon les mêmes cachés derrière leurs alliés du golfe ?

Je me souviens du jour où j’ai découvert Brecht au Festival d’Avignon, c’était la mère courage montée par Jean Vilar avec Germaine Montero dans le rôle titre. Elle chantait plusieurs chansons très rudes, l’une d’elle disait : "Gand saint Martin comme chacun sait plaignait très fort les miséreux, voyant un pauvre grelottant, il fendit en deux son grand manteau sur le champ et ils moururent tous deux ...GELES...

Je fus frappée par cette rude logique de ce malotru de Brecht qui expliquait que toutes les bonnes âmes qui conservaient le capital et son exploitation plus les états d’âme charitables nous conduisaient irrémédiablement au fascisme et à la guerre qui est sa logique fondamentale.


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comment voulez-vous à Paris défendre les immigrés quand vous acceptez partout que l’on fabrique des gens qui n’ont plus d’autre issue que la fuite... Quand nous avons des élus aussi débiles que madame Hidalgo pour féliciter le Qatar à cause du PSG en oubliant le rôle que joue ce pays dans l’exode, le drame vécu par des africains, des libyens, des syriens et tant d’autres...
Le patronat sait ce qu’il fait, il va avoir un ukrainien qualifié pour 200 euros par mois. Je ne croirais au combat en faveur des immigrés que quand il s’accompagnera
- 1) de la dénonciation de l’OTAN, des profiteurs de guerre, comme du FMI,
- 2) de l’exigence des mêmes salaires pour tous,
tout le reste est un emplâtre sur une jambe de bois.