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samedi 6 juin 2009
par  Pierre-Alain

Quartier du centre

un cimetière chargé d’histoire...

Visite du 5 Juin 2009

Cette visite est un peu particulière. Elle est organisée avec l’association Veniciacum qui fait vivre l’histoire ancienne de Vénissieux et son président, Gérard Petit, qui accumule des connaissances étonnantes sur notre ville.
On dit que tout le monde connait Vénissieux pour ses étés chaud, pour (...)

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vendredi 17 juillet 2009 à 17h53 - par  Nathalie

Les visites effectuées depuis de nombreuses années par monsieur Gérard Petit et le travail incessant des membres de l’association Viniciacum ont permis de faire découvrir tant aux vénissians qu’à de nombreux passionnés, le patrimoine funéraire exceptionnel de Vénissieux et de modifier ainsi l’image d’une commune dont la réputation se limite trop souvent à ses problèmes de banlieue.

À une époque où les historiens s’intéressent de plus en plus aux pratiques collectives, la préservation du vieux cimetière apparaît comme une nécessité. Fondamental à l’histoire culturelle, l’art funéraire offre un univers de symboles et témoigne de pratiques anciennes qui renseignent sur les rites, les attitudes face à la mort, notamment à travers le choix de la sépulture : comment la tombe est-elle imaginée ? De quelle façon les survivants choisissent-ils d’honorer la mémoire du défunt ? En ce cens, le cimetière de Vénissieux est d’une rare richesse tant par l’art funéraire que part les personnalités enterrées dont certaines ont largement contribué à la réputation de Lyon. Comment ne pas rappeler l’importance des rosiéristes vénissians internationalement reconnus dont certains reposent dans le vieux cimetière ? Chargé d’histoire, il offre un témoignage à plusieurs échelles profondément révélatrices de l’histoire sociale lyonnaise : l’échelle individuelle, l’échelle familiale et lignagère grâce à la reconstitution du lien filial et l’échelle du groupe et de la classe sociale à travers l’horizon et le statut social des défunts enterrés dans ce cimetière à une époque où la sépulture représente un vrai marqueur de l’appartenance locale.

Aussi face à la richesse de ce patrimoine funéraire est-il essentiel de se mobiliser pour la sauvegarde de ce lieu unique, témoin d’une histoire locale foisonnante intimement liée à celle de la ville de Lyon.

Je suis de tout cœur avec vous et vous remercie, monsieur Millet de l’intérêt particulier que vous portez à ce vieux cimetière.

Nathalie Ferrand, universitaire, doctorante sur l’histoire des rosiéristes lyonnais.

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